Manifeste Révoluscience #1 [fr]

Nicolas a diffusé un blog post via Knowtex, qui discute le manifeste de Revoluscience. J’avais jeté un coup d’oeil quand Enro en avait fait la pub il y a quelques jours. Je n’avais pas trouvé ça particulièrement mobilisateur et je m’étais contenté de leur souhaiter silencieusement bonne chance.

En lisant le billet de Thomas Schumpp et les réactions qu’il a suscitées je me suis dit qu’il y avait certaines choses que j’aimerais dire à ce sujet.

Je donne volontiers un n° à ce post, en me disant que si je trouve le courage d’éditer mes notes prises lors du manifeste, je les posterai plus tard.

Il est connu, mais peut-être pas inutile de répéter ici, que je suis particulièrement désintéressé par l’éducation (surtout du grand public) et la vulgarisation. Au mieux je suis admiratif devant le courage et le savoir faire de certaines personnes dont il m’arrive de signaler les efforts, au pire je suis agacé par des tentatives maladroites et dommageables à mon avis.

D’abord, je n’accorde aucun respect à des idées/savoirs profanes/superstitions/religions, etc. Je réserve le respect exclusivement aux personnes et je suis prompt en fonction de leur dires soit de le retirer soit de le renforcer. Dès lors que quelqu’un évoque le respect à des croyances j’ai tendance à me désintéresser à son propos.

Avant de discuter de la « valorisation » je vais décrire la méthode que ceux qui aiment ajouter « science » à leur façon de faire sont censés, IMO, utiliser: formuler une hypothèse et passer leur temps à essayer de l’invalider. Ca n’a pas l’air très constructif comme approche mais elle est excellente. Tout ce qui passe ce test est digne d’intérêt et de diffusion auprès des pairs, dont le travail est d’essayer à leur tour de l’invalider🙂 Plus de la moitié des sessions de travail avec mes collègues sont employées à tester de la sorte le modèle que nous sommes en train de bâtir et certainement 9/10 de mon travail consiste à essayer de bousiller mon modèle fétiche. Ce qui résistera aux critiques, personnelles, internes, pré- et post- publication est ce qui est vraiment à retenir.

Ainsi, la valorisation consiste essentiellement à défaire de toute valeur l’hypothèse testée et dans quelques relativement rares fois, où l’invalidation n’a pas été obtenue, à conférer à l’hypothèse la valeur du travail réalisé et qui a échoué. La valeur ajoutée à une hypothèse est la sueur de ceux qui n’ont pas pu la contrer.

Je peux comprendre qu’un profane qui se présente avec un savoir qui va subir l’assaut des tests puisse trouver le comportement des scientifiques offensif. Il l’est. S’il ne l’était pas il ne servirait à rien. Néanmoins, il n’est pas inutile pour le profane de garder en tête que si on arrive à la conclusion que l’hypothèse était con le jugement concerne l’hypothèse et non pas lui-même. la majorité des gens prends la chose personnellement considérant qu’on vient de les traiter decons, et ils le deviennent, offrant du coup des bonnes raisons qu’on leur retire le respect qu’on leur attribuait.

J’aimerais voir plus de vulgarisateurs exposer cet état des faits aux gens, pour que ces derniers ne se trouvent pas désarçonnés par des pratiques courantes en milieu de recherche ou l’on part de l’a priori que l’hypothèse soumise aux tests est fausse ! Même si c’est son-idée-à-soi-la-plus-géniale-qu’on-a-eu-depuis-les-cinq-dernières-années. Ca éviterait plein de problèmes.

Montrer de l’intérêt pour une hypothèse avec comme objectif premier de la détruire pourrait être pris pour un comportement condescendant dans le sens qu’Antoine Blanchard rapporte : bienveillance (intérêt à l’occurrence) mêlée de mépris (efforts pour l’invalider). Et dans ce sens là j’espère que tous les scientifiques savent se montrer condescendants aux propositions qu’on leur soumet. Et dans le sens que la valeur ajoutée à une hypothèse n’est que la somme du travail investi pour l’invalider ayant échoué il faudrait garder à l’esprit que le travail de valorisation consiste essentiellement à mettre en avant la résistance d’une hypothèse aux efforts destructeurs qui lui ont été consacrés.

Pour revenir au deux points qui semblent agacer Thomas. Respect des croyances populaires ? Mon cul ! A peine du respect pour les gens et toujours susceptible de leur être retiré en fonction de leurs propos. Là aussi, je dirais que le respect que j’attribue aux gens est la somme des efforts que j’ai consentis sans résultat pour contredire les idées qu’ils colportent, qu’elles soient de leur cru ou qu’ils ne nes propagent juste.

Mépriser les croyances (populaires ou pas, je ne vois pas pourquoi se restreindre à un seul type) volontiers. Sans aucune retenue. D’autant plus volontiers et de façon d’autant plus active qu’elles souhaitent passer pour des vérités sans qu’elles soient testées. A commencer par le mépris de ses propres croyances bien entendu et en gardant à l’esprit clair que toute hypothèse adoptée après avoir échoué de l’invalider est toujours posée sur le siège éjectable de la raison, actionnable par la moindre parcelle d’évidence la contre-disant. Je sais pertinemment que c’est agaçant, mais c’est la seule posture honnête.

  1. #1 par McComber le septembre 12, 2010 - 3:02

    Je suis presque d’accord à 100% et le pourcentage qui manque est lié à des subtilités qui relèvent du domaine de ce que j’oserais appeler l’amour. Mais dans ce cas, je ne comprends que moins comment tu as pu poster ce fameux clip de l’autre jour qui est passé si près de nous fâcher. Les auteurs y glissaient des tombereaux de « croyances » à saveur scientifique double-fromage et qui n’ont justement aucune chance de tenir devant un processus d’invalidation.

    Le média dit « la maladie du SIDA ». J’invalide en une seconde : « syndrome », pas « maladie ». Si y a pas une nuance, boâh. Laissons tomber. Le média dit : « des millions de sidéens en Afrique ». J’invalide en me renseignant sur le type de test de dépistage, qui s’avère n’être rien de plus qu’un questionnaire oral (avez-vous mal à la tête, vous sentez-vous faible, grangangna).

    Ensuite, rapport au respect, il ne faudrait pas oublier que le peuple en a gros sur la patate rapport à tous ces « scientifiques » qui lui ont fait fumer des clopes, se brosser les dents au fluorure, prendre de la Talidomide, ou qui lui ont promis que le nucléaire est sans danger. Je ne crois pas que de nier le poids de cette accumulation soit une attitude très scientifique, justement.

    Il y a de sérieux traîtres parmi vous, parmi la communauté scientifique. Certains se contentent de se déguiser en blouse blanche après un court diplôme, j’en conviens. Ces salopards ne sont jamais parvenus à me faire rejeter les acquis philosophiques du positivisme, mais il y a trop de complaisance dans cette époque pour qu’on puisse prendre pour acquis la droiture et l’honnêteté de ceux qui servent les intérêts les plus anti-humanistes de toute l’histoire du monde. J’oserais affirmer que c’est à vous, les scientifiques de les démasquer, de les dénoncer, de les exclure. Ça serait peut-être plus utile que de combattre les morons (qui m’énarvent moi itou, c’est clair) du monde de la superstition, qui pour moi ont tout du leurre et bien peu du véritable adversaire.

  2. #2 par Oldcola le septembre 12, 2010 - 5:09

    Il y a plusieurs points confus Eric et je pense que les lever n’est pas un luxe. Je commentais tantôt chez Enro.
    Je pense que dissocier la partie scientifique et la partie utilisation qui est faite de la connaissance scientifique est un impératif pour ne pas finir avec une bouillie infâme.
    De même, présenter la science et le processus de communication scientifique comme un processus démocratique est une grosse connerie.
    Enfin, penser que les convictions d’un scientifique changent en quoi que ce soit la réalité du monde est une bonne façon d’afficher qu’on n’a pas pigé comment ça marche.

    Je pense utile de répéter ici que ni l’éducation, ni la vulgarisation et certainement pas ce qui semble correspondre à la médiation scientifique (au moins celle qui transparaît dans le manifeste de Révoluscience) ne m’intéressent personnellement. Si quelqu’un veut se faire vraiment une opinion personnelle il faut qu’il se donne les moyens de savoir de quoi il s’agit. Il n’y a aucune raison de déplacer les autorités auxquelles on fait confiance vers un nouveau métier fortement politisé que serait celui de médiateur scientifique, qui masquerait les experts.

    Pour revenir vers la vidéo. Les infections HIV sont des viroses, des maladies infectieuses et leurs conséquences peuvent être un Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise. Le vocabulaire te chagrine ? Pourquoi ?
    La méthodologie d’acquisition de données ne te convient pas ? Soit. Propose mieux (et réalisable tant qu’à faire); les données disponibles, dont beaucoup qui ne sont pas que des simples questionnaires, permettent d’estimer les personnes atteintes de SIDA par VIH à plusieurs millions en Afrique avec des pays où la prévalante est ahurissante. Bien sûr, ta méfiance envers les Pharma n’invalide en rien ce que l’on connaît de l’étiologie de la maladie et de VIH en tant que cause. J’ai proposé comment attaquer le problème de la part des sceptiques.
    Si tu invalides quelque chose avec tes deux remarques ce n’est que le mode de communication, pas le fond du problème.

    Je suis d’accord avec toi que c’est aux scientifiques de faire le boulot de nettoyage. Il est fait ce putain de boulot et les journaux en parlent de temps en temps et si tu passais par les blogs science tu verrais plusieurs cas d’exposés, allant de la fraude pure et simple où les résultats semblent être inventés (et j’ai moi aussi quelques posts posant question quant à l’origine obscure de résultats réclamés ;-)) au buzz injustifié, un certain sensationnalisme journalistique. La déclaration des confits d’intérêts, et les sanctions disciplinaires en cas d’omission de les déclarer, et la déclaration des sources de financement, ne sont pas des mesures implantées pour faire chier les gens.

  3. #3 par Irène le septembre 12, 2010 - 8:28

    « Le média dit « la maladie du SIDA ». J’invalide en une seconde : « syndrome », pas « maladie ». »

    Hum. Le « S » de SIDA est la première lettre de syndrome, justement… Je sais que certains, y compris dans les médias, utilisent souvent le mot sida improprement, pour parler en fait de séropositivité au VIH, mais au sens strict, le Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise est le stade ultime de l’infection par le VIH, celui où les symptômes typiques apparaissent. Bref, le sida est le stade déclaré de la maladie.

  4. #4 par McComber le septembre 12, 2010 - 8:53

    Ces gens sont-ils tous des merdes ? :

    Dr. Kary Mullis, Biochemist, 1993 Nobel Prize for Chemistry:
    « If there is evidence that HIV causes AIDS, there should be scientific documents which either singly or collectively demonstrate that fact, at least with a high probability. There is no such document. » (Sunday Times (London) 28 nov. 1993)

    Dr. Heinz Ludwig Sänger, Emeritus Professor of Molecular Biology and Virology, Max-Planck-Institutes for Biochemy, München. Robert Koch Award 1978:
    « Up to today there is actually no single scientifically really convincing evidence for the existence of HIV. Not even once such a retrovirus has been isolated and purified by the methods of classical virology. » (Letter to Süddeutsche Zeitung 2000)

    Dr. Serge Lang, Professor of Mathematics, Yale University:
    « I do not regard the causal relationship between HIV and any disease as settled. I have seen considerable evidence that highly improper statistics concerning HIV and AIDS have been passed off as science, and that top members of the scientific establishment have carelessly, if not irresponsible, joined the media in spreading misinformation about the nature of AIDS. » (Yale Scientific, Fall 1994)

    Dr. Harry Rubin, Professor of Molecular and Cell Biology, University of California at Berkeley:
    « It is not proven that AIDS is caused by HIV infection, nor is it proven that it plays no role whatever in the syndrome. » (Sunday Times (London) 3 April 1994)

    Dr. Richard Strohman, Emeritus Professor of Cell Biology at the University of California at Berkeley:
    « In the old days it was required that a scientist address the possibilities of proving his hypothesis wrong as well as right. Now there’s none of that in standard HIV-AIDS program with all its billions of dollars. » (Penthouse April 1994)

    Dr. Harvey Bialy, Molecular Biologist, former editor of Bio/Technology and Nature Biotechnology:
    « HIV is an ordinary retrovirus. There is nothing about this virus that is unique. Everything that is discovered about HIV has an analogue in other retroviruses that don’t cause AIDS. HIV only contains a very small piece of genetic information. There’s no way it can do all these elaborate things they say it does. » (Spin June 1992)

    Dr. Roger Cunningham, Immunologist, Microbiologist and Director of the Centre for Immunology at the State University of New York at Buffalo:
    « Unfortunately, an AIDS ‘establishment’ seems to have formed that intends to discourage challenges to the dogma on one side and often insists on following discredited ideas on the other. » (Sunday Times (London) 3 April 1994)

    Dr. Gordon Stewart, Emeritus Professor of Public Health, University of Glasgow:
    « AIDS is a behavioural disease. It is multifactorial, brought on by several simultaneous strains on the immune system – drugs, pharmaceutical and recreational, sexually transmitted diseases, multiple viral infections. » (Spin June 1992)

    Dr. Alfred Hässig, (1921-1999), former Professor of Immunology at the University of Bern, and former director Swiss Red Cross blood banks:
    « The sentence of death accompanying the medical diagnosis of AIDS should be abolished. » (Sunday Times (London) 3 April 1994)

    Dr. Charles Thomas, former Professor of Biochemistry, Harvard and John Hopkins Universities:
    « The HIV-causes-AIDS dogma represents the grandest and perhaps the most morally destructive fraud that has ever been perpetrated on young men and women of the Western world. » (Sunday Times (London) 3 April 1994)

    Dr. Joseph Sonnabend, New York Physician, founder of the American Foundation for AIDS Research (AmFAR):
    « The marketing of HIV, through press releases and statements, as a killer virus causing AIDS without the need for any other factors, has so distorted research and treatment that it may have caused thousands of people to suffer and die. » (Sunday times (London) 17 May 1992)

    Dr. Andrew Herxheimer, Emeritus Professor of Pharmacology, UK Cochrane Centre, Oxford:
    « I think zidovudine [AZT] was never really evaluated properly and that its efficacy has never been proved, but it’s toxicity certainly is important. And I think it has killed a lot of people. Especially at the high doses. I personally think it not worth using alone or in combination at all. » (Continuum Oct. 2000)

    Dr. Etienne de Harven, Emeritus Professor of Pathology, at the University of Toronto:
    « Dominated by the media, by special pressure groups and by the interests of several pharmaceutical companies, the AIDS establishment efforts to control the disease lost contact with open-minded, peer-reviewed medical science since the unproven HIV/AIDS hypothesis received 100% of the research funds while all other hypotheses were ignored. » (Reappraising AIDS Nov./Dec. 1998)

    Dr. Bernard Forscher, former editor of the U.S. Proceeding of the National Academy of Sciences:
    « The HIV hypothesis ranks with the ‘bad air’ theory for malaria and the ‘bacterial infection’ theory of beriberi and pellagra [caused by nutritional deficiencies]. It is a hoax that became a scam. » (Sunday Times (London) 3 April 1994)

  5. #5 par Irène le septembre 12, 2010 - 9:27

    « Ces gens sont-ils tous des merdes ? »

    Même des gens très bien peuvent se tromper. C’est pour cela que l’argument d’autorité n’a pas grande valeur en sciences ! Ou ne devrait pas en avoir, si cela fonctionne correctement. Et ce n’est pas parce qu’on est en minorité qu’on a raison, non plus…

    Dans le cas du VIH et du sida, toutes ces citations sont juste du bruit tant que ces gens ne réussiront pas à expliquer pourquoi, si le sida n’était pas causé par le virus, les traitements anti-rétroviraux et les mesures de prophylaxie sont si efficaces lorsque les gens peuvent en bénéficier.

    Une suggestion de lecture pour aller plus loin : http://www.aidstruth.org/denialism/myths

  6. #6 par Oldcola le septembre 13, 2010 - 7:22

    Ah Eric, on est rentré en mode « qui a la plus grosse ». Vais boire mon café tranquille et je te reviendrai commenter ta liste.

  7. #7 par McComber le septembre 13, 2010 - 2:05

    Irène, je sens votre patience et votre gentillesse avec moi, faible mortel, et je vous en sais gré. Cependant, permettez-moi de relever quelques sophismes dans le contenu de votre message, avant de passer à ceux — infiniment plus grossiers — qui pullulent sur le site de désinformation dégoulinante auquel vous m’avez convié de consacrer de mon temps (ce que j’ai fait).

    1- Primo, donc : Même des gens très bien peuvent se tromper. C’est pour cela que l’argument d’autorité n’a pas grande valeur en sciences ! C’est pourtant la seule arme dont dispose l’industrie du SIDA pour écraser toute réflexion. J’ai également entendu des trucs du genre « vas faire 10 ans d’études et t’auras le droit de parole ». Décidez-vous.

    2- Et ce n’est pas parce qu’on est en minorité qu’on a raison, non plus… : Ah, ah, ah. Passons. Ça doit être une blague.

    3- Dans le cas du VIH et du sida, toutes ces citations sont juste du bruit tant que ces gens ne réussiront pas à expliquer pourquoi, si le sida n’était pas causé par le virus, les traitements anti-rétroviraux et les mesures de prophylaxie sont si efficaces lorsque les gens peuvent en bénéficier.
    Les principaux dissidents (que votre site de « vérité » appelle les « négationistes » [!]) prétendent que les preuves sont insuffisantes pour établir l’existence d’une telle maladie (qui n’est somme toute qu’un assemblage de 27 conditions à peu près banales) et qu’une grande partie des victimes de cette soi-disant épidémie sont décédées des effets toxiques (reconnus, connus et archi-connus) de l’AZT. Répondre à cet argument en affirmant que la thérapie fait des progrès (surtout depuis le retrait de l’AZT) est un sophisme inouï. De plus, tenter de lier le désastre statistique des prophètes de l’Industrie du Sida, dont les prévisions n’étaient en vérité que du spin mêlé à du sensationnalisme, à l’emploi des prophylactiques tient du délire religieux. Et surtout, ce corollaire vaseux n’invalide en rien la toute première critique, celle qui demande de meilleures démonstrations cliniques de l’existence réelle et factuelle de cette « infection », c’est-à-dire une méthode d’investigation rigoureuse, vérifiable et reproductible. AIDStruth, c’est de la poudre aux yeux, des fumigènes de perlimpinpin destinés à faire taire le monde ordinaire. Pourquoi l’industrie du Sida a-t-elle besoin de fonctionner ainsi ? La bronchite et l’hernie n’ont pas engendré de templiers-de-la-vérité prêts à faire rendre gorge à toute personne saine d’esprit ou de corps qui oserait poser une question, à ce que je sache.

    4- Le site que vous mettez en lien porte le nom « AIDStruth », c’est-à-dire « Vérité du SIDA ». Si les scientifiques parlent maintenant de vérité, et non plus de théories, d’hypothèses ou d’axiomes, nous sommes dans une sale époque. Je suis désolé, mais ce n’est pas qu’en littérature que les mots sont importants. À la différence des dogmes, qui prétendent également dire le vrai, la science est ouverte à la critique et les connaissances scientifiques, ainsi que les méthodes, sont toujours ouvertes à la révision. Ces connaissances sont à la base de nombreux développements techniques ayant de forts impacts sur la société. — Wikipedia
    Sommes-nous d’accord avec cette affirmation ?

    5- Le titre du premier article présent sur ce site est : Debunking denialist myths, ce qui veut dire « dénonciation des mythes négationistes ». Franchement, si on débute ainsi une conversation neutre et positiviste, c’est prometteur. De la même manière, ce site qui se prétend « indépendant » se contente en général d’arguments circulaires du type « nous affirmons A, la preuve de A est que nous affirmons aussi B, et l’ultime preuve de A et B est que si nous tapons sur A avec C, B n’est pas affecté ». Ça serait presque comique, s’il n’y avait pas les millions de victimes de ces stratagèmes obscurs et tout puissants. Le seul et unique document de la section  « études scientifiques » de ce site étayant la théorie de Gallo et Montagnier est… un PDF de l’article original de Gallo et Montagnier, celui-là même qui est contesté fortement depuis et dont plusieurs auteurs ont souligné les faiblesses (Peter Duesberg et TC Fry, pour ne nommer qu’eux).

    6- À ce que je sache, et en ce qui concerne la langue française (idem en anglais) un syndrome est un ensemble de symptômes, et non pas « une maladie ». La nuance me paraît importante dans le cas qui nous occupe, en raison de la gravité et du sérieux des accusations qui sont portées contre l’industrie du Sida.

    Bref, serait-il possible de demander aux scientifiques dotés d’une véritable éthique empirique de cesser de défendre leurs confrères empoisonneurs à la solde des grands ogres ?

  8. #8 par Oldcola le septembre 13, 2010 - 5:25

    Je disais donc que tu es rentré en mode « qui a la plus grosse ». Je pourras bien entendu te donner une bien plus grosse liste de virologues et épidémiologistes qui soutiennent des propos opposés à ceux que tu mentionnes. Je m’en sortirais cum laude et je vivrais avec la satisfaction d’en avoir la plus grosse.

    Seulement, comme je le disais, les processus scientifiques n’ont rien de démocratique, donc il n’est pas question de faire « voter » les listes que l’on peut présenter. Pour établir la causalité entre pathogène et maladie il est nécessaire de remplir les postulats de Koch. Pour l’instant ils ne sont qu’incomplètement remplis et ce à cause d’un accident. Nous ne sommes pas près d’avoir un essai clinique permettant de remplir les deux derniers : injecter le pathogène et obtenir la maladie et isoler à nouveau le pathogène. Je renouvelle ici ma proposition aux HIV/AIDS négationnistes d’apporter la preuve de leur thèse en s’injectant HIV pour prouver qu’il n’y aura pas de AIDS développé. Pas à des volontaires qui seraient comme toi Eric, des profanes, uniquement les médecins, virologues, épidémiologistes, etc.

    La liste que tu me proposes est un peu vieillotte.
    Il n’y a qu’une seule personne que je reconnais directement, Mullis, connu pour sa contribution de la technique PCR qui lui a valu le prix Nobel. Excellente technique ! Les propos de Mullis au sujet du HIV, que j’ai eu l’occasion de suivre en deux confs, sont vraiment du très gros pipeau. J’hésite de le traiter de merde parce que par ailleurs je lui suis reconnaissant, mais sa position au sujet du HIV est de la merde d’excellente qualité.

    J’ai mis ta liste par ordre chronologique/alphabétique et placé mes commentaires sous chaque item.

    1. Dr. Harvey Bialy, Molecular Biologist, former editor of Bio/Technology and Nature Biotechnology:
      « HIV is an ordinary retrovirus. There is nothing about this virus that is unique. Everything that is discovered about HIV has an analogue in other retroviruses that don’t cause AIDS. HIV only contains a very small piece of genetic information. There’s no way it can do all these elaborate things they say it does. » (Spin June 1992)

      Chaque espèce est particulière. HIV attaque des cellules du système immunitaire et de facto les effets sont pléiotropes, dus à l’absence de réaction immunitaire saine. L’incrédulité n’est pas vraiment un argument, non plus.
      Par ailleurs, un des gros problèmes avec le HIV est sa variance qui modifie son comportement, y compris sa résistance à l’un ou l’autre des antiviraux et qui rend le développement d’un vaccin problématique.

    2. Dr. Joseph Sonnabend, New York Physician, founder of the American Foundation for AIDS Research (AmFAR):
      « The marketing of HIV, through press releases and statements, as a killer virus causing AIDS without the need for any other factors, has so distorted research and treatment that it may have caused thousands of people to suffer and die. » (Sunday times (London) 17 May 1992)

      Je ne vois pas où il est dit que d’autres facteurs ne jouent pas dans la déclaration du SIDA. Au contraire, je connais plusieurs études concentrées sur le rôle d’autres facteurs, y compris les facteurs génétiques qui déterminent la résistance au virus.
      Ca me rappelle la connerie des généticiens qui disent que la sensibilité à tuberculosis n’est pas génétiquement déterminée parce que si on ne rencontre pas la bactérie point de tuberculose. Des demi-raisonnements qui ne sont pas à l’honneur de ceux qui les énoncent.

    3. Dr. Gordon Stewart, Emeritus Professor of Public Health, University of Glasgow:
      « AIDS is a behavioural disease. It is multifactorial, brought on by several simultaneous strains on the immune system – drugs, pharmaceutical and recreational, sexually transmitted diseases, multiple viral infections. » (Spin June 1992)

      « A behavoural disease » voyons donc ! Pas un problème de vocabulaire là ? Tu m’expliqueras ça certainement.
      Qu’il y ait d’autres voies aboutissant à un SIDA est connu. Ce qui n’exclue absolument pas que le HIV en produise un aussi.
      Je ne vois pas ce que cet item fait dans ta liste.

    4. Dr. Kary Mullis, Biochemist, 1993 Nobel Prize for Chemistry:
      « If there is evidence that HIV causes AIDS, there should be scientific documents which either singly or collectively demonstrate that fact, at least with a high probability. There is no such document. » (Sunday Times (London) 28 nov. 1993)

    5. Dr. Roger Cunningham, Immunologist, Microbiologist and Director of the Centre for Immunology at the State University of New York at Buffalo:
      « Unfortunately, an AIDS ‘establishment’ seems to have formed that intends to discourage challenges to the dogma on one side and often insists on following discredited ideas on the other. » (Sunday Times (London) 3 April 1994)

      Cunningham offre son opinion. Dois-je me gratter la couille gauche ou droite ? Les deux peut-être ?

    6. Dr. Bernard Forscher, former editor of the U.S. Proceeding of the National Academy of Sciences:
      « The HIV hypothesis ranks with the ‘bad air’ theory for malaria and the ‘bacterial infection’ theory of beriberi and pellagra [caused by nutritional deficiencies]. It is a hoax that became a scam. » (Sunday Times (London) 3 April 1994)

      Forscher offre son opinion. Dois-je me gratter la couille gauche ou droite ? Les deux peut-être ?

    7. Dr. Alfred Hässig, (1921-1999), former Professor of Immunology at the University of Bern, and former director Swiss Red Cross blood banks:
      « The sentence of death accompanying the medical diagnosis of AIDS should be abolished. » (Sunday Times (London) 3 April 1994)

      Voilà un homme à mon coeur ! Il a parfaitement raison. Mais qu’est-ce qu’il fout dans cette liste ? Deuxième qui n’a rien à faire ou tu t’es trompé de citation Eric. Ou tu t’es contenté de copier/coller la liste sans la lire ?

    8. Dr. Serge Lang, Professor of Mathematics, Yale University:
      « I do not regard the causal relationship between HIV and any disease as settled. I have seen considerable evidence that highly improper statistics concerning HIV and AIDS have been passed off as science, and that top members of the scientific establishment have carelessly, if not irresponsible, joined the media in spreading misinformation about the nature of AIDS. » (Yale Scientific, Fall 1994)

      Voilà une assertion que j’aimerais voir approfondie. J’espère que Lang a publié ses observations et que tu pourra me donner les références. C’est marrant, ton post est arrivé hier au moment ou je finissais le cinquième papier sur les méthodologies utilisées pour l’établissements des statistiques du SIDA en Afrique et j’étais en plein dans les ajustements faits en 2007 qui ont revu à la baisse les estimations, vers 33 millions. A cause de ta remarque à la noix au sujet des questionnaires, genre si on te demande si tu as été déjà diagnostiqué diabétique en fait et si tu as déjà bénéficié d’une ordonnance pour de l’insuline. Heh oui ! il y a des questionnaires comme ça…

    9. Dr. Harry Rubin, Professor of Molecular and Cell Biology, University of California at Berkeley:
      « It is not proven that AIDS is caused by HIV infection, nor is it proven that it plays no role whatever in the syndrome. » (Sunday Times (London) 3 April 1994)

      Lui, pour l’époque à laqelle il a sorti son assertion, je veux bien le traiter de merde. Si tu me dégottes son e-mail je lui envoie le message et tu sera en copie.

    10. Dr. Richard Strohman, Emeritus Professor of Cell Biology at the University of California at Berkeley:
      « In the old days it was required that a scientist address the possibilities of proving his hypothesis wrong as well as right. Now there’s none of that in standard HIV-AIDS program with all its billions of dollars. » (Penthouse April 1994)

      Bien sûr, et c’est toujours le cas. Peut-être plus que dans le temps.

    11. Dr. Charles Thomas, former Professor of Biochemistry, Harvard and John Hopkins Universities:
      « The HIV-causes-AIDS dogma represents the grandest and perhaps the most morally destructive fraud that has ever been perpetrated on young men and women of the Western world. » (Sunday Times (London) 3 April 1994)

      D’abord il ne s’agit pas de dogme et il ne suffit pas qu’un mec ‘appelle de la sorte pour que je sois impressionné. Pour lui j’ai jeté un coup d’oeil et je suis tombé sur ça. Si tu connais le gus (il est peut-être encore actif ?) tu li passera ce lien et il se démerdera pour savoir qui était le premier à qui il dit les $1000.

    12. Dr. Etienne de Harven, Emeritus Professor of Pathology, at the University of Toronto:
      « Dominated by the media, by special pressure groups and by the interests of several pharmaceutical companies, the AIDS establishment efforts to control the disease lost contact with open-minded, peer-reviewed medical science since the unproven HIV/AIDS hypothesis received 100% of the research funds while all other hypotheses were ignored. » (Reappraising AIDS Nov./Dec. 1998)

      Comme Etienne fait partie de la clique de Charles (voir précédant), il pourrait lui-aussi chercher le lauréat des $1000.

    13. Dr. Andrew Herxheimer, Emeritus Professor of Pharmacology, UK Cochrane Centre, Oxford:
      « I think zidovudine [AZT] was never really evaluated properly and that its efficacy has never been proved, but it’s toxicity certainly is important. And I think it has killed a lot of people. Especially at the high doses. I personally think it not worth using alone or in combination at all. » (Continuum Oct. 2000)

      Et quelle est la lien avec la relation causale entre HIV et SIDA ?Mais qu’est-ce qu’il fout dans cette liste ? Troisième qui n’a rien à faire ici.

    14. Dr. Heinz Ludwig Sänger, Emeritus Professor of Molecular Biology and Virology, Max-Planck-Institutes for Biochemy, München. Robert Koch Award 1978:
      « Up to today there is actually no single scientifically really convincing evidence for the existence of HIV. Not even once such a retrovirus has been isolated and purified by the methods of classical virology. » (Letter to Süddeutsche Zeitung 2000)

      Avec Charles et Etienne, n’est ce pas ?

    Je t’avais demandé d’attendre que l’on soit en tête-à-tête pour qu’on en discute Eric. Requête que tu n’as pas respectée.

    Après avoir parcourue ta liste j’ai vraiment envie de dire que ce sont des merdes que tu m’a servies, en effet. Perte de temps à la con, sachant que je ne risque pas de te faire changer d’avis.

    Tu ne m’a pas fait grâce de la confiance que je t’ai demandée non plus. Je pensais t’organiser une visite du labo de virologie, pour que tu vois comment les échantillons sont traités, comment les virus sont extraits, comment le plus souvent on se contente d’en extraire le matériel génétique et l’amplifier pour le séquencer dans le cadre du suivi des mutations et des résistances aux anti-viraux. Te montrer d’où vient l’évidence sur laquelle je base mon avis. J’aurais pris le temps de t’expliquer comment on fait la distinction entre provirus et virus, comment on les dose, comment on voit l’influence de la sélection des médicaments sur les variants, comment on adapte le traitement, à quoi servent les quelques automatisations du traitement des données que j’ai écrites pour mes collègues, comment elles aident à établir les corrélations entre charge virale et gravité des symptômes. C’est peu, mais j’en suis fier. Ca t’aurait peut-être aidé à comprendre. Peut-être.
    Comprends-tu comme je peux me fendre la gueule avec les connards qui disent que le virus n’a pas été isolé avec les techniques classiques ? Pauvres cons ! Eux. Pauvre con toi aussi de donner le moindre crédit à leurs dires.

    J’aurais emmerdé volontiers les collègues pour un ami qui m’accordait sa confiance. Je ne les emmerderai certainement pas pour toi, tu dois être capable de comprendre ça.

    T’étonnes pas si je ne réponds pas à tes commentaires à l’avenir.
    Porte toi bien quand même.

  9. #9 par McComber le septembre 15, 2010 - 7:08

    Tu vois pas le rapport entre l’AZT et le sujet ? Uhmmm… Eh, eh.
    Tu me traites de pauvre con avec beaucoup de légèreté, amigo. Merci quand même d’avoir pris le temps de lire et de répondre. Dommage que tu sois incapable de discuter sans injurier ceux qui ne sont pas de petits dévots de ta caste. C’est pas moi qui en sors sali.

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