créationnisme, Staune et Wikipedia

Il est rare que j’ai recours à Wikipedia, que je considère comme la dernière source d’informations à laquelle on devrait faire référence, avec peut-être l’exception de quelques sujets purement techniques où il est difficile d’avoir des avis divergents qui s’expriment. Choisir comme source d’informations Wikipedia un sujet comme le « créationnisme » est pour le moins bizarre, mais Jean Staune nous a habitué à des bizarreries et il ne semble pas être à une près.

Comme il a proposé par deux fois le lien vers l’item « créationnisme » je me suis demandé qui aurait osé poser une définition comme celle que Staune avance, une définition du terme en sciences :

2) Le terme « créationniste » EN SCIENCE est assimilé avec une position si absurde ( la lecture littérale de la bible. Again, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Créationnisme) qu’il s’agit du meilleur moyen de « tuer » un adversaire dans un débat.

Again, indeed.

Le commentaire de Staune date du 27 juin. La dernière mise à jour (à ce moment) de l’article de Wikiedia était celle du 23 juin (vérifiez ici). C’est donc à celle-ci que je ferai référence dans mon commentaire du positionnement de Staune.

Avant d’aborder cette question, une précision quant à la caractérisation explicite de créationniste de ceux qui croient à l’existence d’un être surnaturel créateur de l’univers. Ce n’est absolument pas une injure, mais c’est certainement un pense-bête : ils finissent toujours par vouloir imposer les actions de leur fantasme comme causes des phénomènes naturels, qu’il s’agisse de la création d’Adam et Eve, le réglage des lois physiques, ou la création spéciale de l’âme humaine. Il s’agit de rester vigilant pour ne pas laisser passer ce genre d’explications dans une discussion que l’on peut espérer rationnelle, surtout quand elle concerne un domaine scientifique. Il ne s’agit pas de tuer l’adversaire comme le pense Staune. En fait un créationniste qui se limite à discuter un sujet sans faire intervenir ses croyances personnelles peut être un interlocuteur fort agréable. C’est par exemple le cas de Ken Miller, qui est capable de parler d’évolution biologique sans que ses croyances de chrétien catholique interférent. Par contre, le même, devient risible quand il essaie d’expliquer le libre arbitre comme une volonté de non interférence de la part d’une déité qui aurait imposer son décalogue !

Revenons au cas particulier de Staune et de la dichotomie dans la définition qu’il souhaite imposer de façon artificielle, et surtout à la source q’il utilise pour appuyer ses dires. Le terme « *science* » est présent 29 fois dans le texte. Aucune de ses occurrences ne concerne la définition du créationnisme en science. Aucune. Juste un tour de passe-passe de Staune qui espère qu’on va gober.

Mais il y a quelques éléments qui méritent d’être soulignés, l’article discutant le créationnisme chrétien (catholique, protestant, etc.), musulman et juif. En particulier, pour le créationnisme catholique on trouvera un autre article de Wikipedia « Position de l’Église catholique sur la théorie de l’évolution« , le lien pointant vers la dernière mise à jour avant le commentaire de Staune, celle du 17 juin.
Globalement, les catholiques n’ont rien à faire du comment l’évolution biologique se déroule, mais ils restent attachés à l’idée de l’existence d’une âme immortelle, créée spécialement par leur déité. Ils adoptent une position un peu floue, qui flotte autour des créationnismes concordiste, finaliste et théiste ou une des combinaisons possibles, le concordisme pouvant être mis à toutes les sauces.

Les créationnismes affichés par les minions de la John Templeton Foundation, Simon Conway-Morris, Ken Miller et Francis Collins (et à la traîne Staune bien sûr), sont proches du créationnisme finaliste du Discovery Institute, célèbre pour l’Intelligent Design, mais avec une bonne dose de créationnisme théiste, duquel ils semblent s’éloigner de plus en plus. En effet BioLogos devient l’apologiste de thèses comme la création spéciale d’Adam et Eve ou de l’enseignement littérale de la Bible pour ne pas permettre aux ouailles de se poser des questions quant à la véracité de son message (manquait plus que ça, que les simples d’esprit posent des questions !).

Ainsi, après avoir lu les quelques 6750 mots de l’entrée « créationnisme » de Wikiedia, on ne sait toujours pas de quel chapeau de prestidigitateur Staune a sorti sa définition bidon EN SCIENCE (hey, c’est lui qui met en majuscules😉 ).

Mais on sait que les croyants chrétiens, musulmans et juifs sont créationnistes, qu’il s’opposent ou non à l’évolution biologique ou non, qu’ils s’opposent ou non à la théorie de l’évolution biologique proposée par Darwin et sa synthèse avec la génétique.


Le commentaire de Staune (et l’interview par Jean Robin) contient un autre tour de passe-passe qui n’est pas inutile d’exposer tant que j’y suis : Je vais partir du commentaire de Staune ici :

Si jamais on acceptait que darwin était créationniste alors le créationnisme deviendrait une position des plus respectable…puisqu’elle bénéficierait de l’aura de Darwin.

. Ca vaut la peine si vous avez le temps de voir comment l’argument sur la censure de Darwin est servi, de façon fallacieuse, en ne tenant pas compte que la publication de l’Origines par Flammarion concerne la première édition, de 1859.

Il est certain que le darwinisme ne fait pas intervenir des entités surnaturelles pour expliquer l’évolution biologique. Pas de créateur. Il est impossible de le considérer créationniste, ça reste une théorie scientifique bien inscrite dans les limites du naturalisme méthologique.

Que Darwin ait été croyant, agnostique ou athée ça ne change absolument rien au fait qu’il a débarrassé la science du besoin d’un créateur intervenant pour guider l’évolution biologique. Même si lui n’était pas vraiment fixé sur ce point.
Les croyances d’une personne ne jouent aucun rôle dans ses réalisations scientifiques tant qu’elle ne s’en sert pas comme justification pour son travail scientifique. Même dans les cas limite, comme celui d’Eccles par exemple, on ne trouve trace de ses croyances dans ses travaux scientifiques autrement qu’en expression d’hypothèses (sans aucune suite dans ses travaux en fait).

D’autre part, Linné, créationniste croyant à une création spéciale des espèces, est toujours respecté de nos jours (et j’en suis fan personnellement) pour le travail de classification qu’il a fourni. Un grand mec ! Personne n’irait imaginer que la création spéciale des espèces bénéficie de l’aura de Linné.

Confondre les croyances de l’auteur d’une théorie et la théorie en question est un tour de passe-passe qui peut leurrer le badaud (ou le journaliste) mais qui n’impressionne absolument pas une fois qu’on a pris quelques minutes de réflexion.
j’avoue qu’après cinq ans de pratique de Staune je doute que son audience ait la moindre intention de réfléchir, ou plus précisément, de réfléchir en dehors du cadre de ses croyances.

,

  1. #1 par manouche le juillet 5, 2010 - 12:00

    La télévision donnait hier soir une idée des terribles débats avec les créationnistes à propos des découvertes de Champollion ;comment peut on encore défendre une telle position?

  2. #2 par Oldcola le juillet 5, 2010 - 2:07

    🙂 Il y a du fric à se faire avec ceux qui gobent et ils sont nombreux.
    Je n’ai toujours pas de télé, tu veux bien m’indiquer de quelle émission il s’agissait ?

  3. #3 par Michel THYS le juillet 6, 2010 - 10:06

    Pourquoi les créationnistes ou partisans du « dessein intelligent » le sont-ils ?
    Ont-ils vraiment choisi de l’être ?
    Pourquoi sont-ils manifestement imperméables à toute argumentation rationnelle et scientifique et ne changent-ils jamais d’avis ?
    Pourquoi des scientifiques croyants, ne pouvant plus contester le fait de l’Evolution, tentent-ils de faire du « dessein intelligent » une « théorie scientifique » digne d’être enseignée au même titre que la théorie de l’évolutionnisme, alors qu’il s’agit d’une croyance ?
    Pourquoi veulent-ils à tout prix tenter de concilier la foi et la raison, la religion et la science ?

    Je propose quelques hypothèses explicatives. Notamment :
    – parce que la plupart des humains supportent mal les incertitudes métaphysiques imaginaires et qu’ils ont besoin d’explications immédiates et sécurisantes.
    -parce que la notion de commencement, et donc de création, est anthropomorphique et sécurisante.
    – parce qu’il est difficile, à notre échelle moins que centenaire, de se représenter l’influence que des centaines de millions d’années a eue sur l’ Evolution, ce qui explique pourtant la complexification du vivant et la variétés des espèces.
    – parce que, comme l’a dit le Pasteur évangélique Philippe HUBINON à la RTBF :
    « S’il n’y a pas eu création, tout le reste s’écroule ! » … ( donc aussi Dieu, etc. !).
    – mais sans doute aussi, voire surtout, à cause des influences éducatives inconscientes, même chez des scientifiques par ailleurs éminents.

    En effet, par orgueil et méconnaissance des « mécanismes » cérébraux, ils ne semblent pas avoir envisagé un seul instant que leur éducation religieuse et leur milieu croyant unilatéral aient pu laisser des traces indélébiles dans leur cerveau émotionnel, au point d’influencer leur cerveau rationnel et d’anesthésier leur esprit critique, indépendamment de leur intelligence et de leur intellect, dès qu’il est question de religion.

    Comme l’a écrit le neurobiologiste Henri LABORIT :  » (…) Je suis effrayé par les automatismes qu’il est possible de créer à son insu dans le système nerveux d’un enfant. Il lui faudra, dans sa vie d’adulte, une chance exceptionnelle pour s’en détacher, s’il y parvient jamais.(…) Vous n’êtes pas libre du milieu où vous êtes né, ni de tous les automatismes qu’on a introduits dans votre cerveau, et, finalement, c’est une illusion, la liberté ! ».

    Or, c’est, me semble-t-il, un fait d’observation sociologique : statistiquement, la liberté de croire ou de ne pas croire est souvent compromise, à des degrés divers, par l’imprégnation de l’éducation religieuse familiale, forcément affective puisque fondée sur l’exemple et la confiance envers les parents, confortée par l’influence d’un milieu culturel unilatéral puisqu’il exclut toute alternative laïque non aliénante et qu’il incite, à des degrés divers, à la soumission à une « Vérité » exclusive et dès lors intolérante.
    L’éducation coranique en témoigne hélas à 99,99 % …

    La soumission religieuse s’explique : après Desmond MORRIS qui l’avait pressenti en 1968, dans « Le Singe Nu » (dominant/dominé), Richard DAWKINS estime, dans « Pour en finir avec dieu », que du temps des premiers hominidés, le petit de l’homme n’aurait jamais pu survivre si l’Evolution n’avait pas pourvu son cerveau tout à fait immature de gènes le rendant dépendant et totalement soumis à ses parents (et donc plus tard à un dieu … !).

    Dès 1966, le psychologue-chanoine Antoine VERGOTE, alors professeur à l’Université catholique de Louvain, a montré, sans doute à son grand dam, qu’en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas spontanément, et que la religiosité à l’âge adulte en dépend. Son successeur actuel, le professeur Vassilis SAROGLOU, le confirme. Ce nouveau mécanisme de défense, animiste du temps des premiers hominidés, puis polythéiste, n’est apparu que grâce à la capacité évolutive du seul cortex préfrontal humain, hypertrophié, à imaginer, grâce au langage et par anthropomorphisme, un « Père protecteur, substitutif et agrandi », fût-il de nos jours qualifié, par rationalisation a posteriori, de « Présence Opérante du Tout-Autre »(A. Vergote).

    Des neurophysiologistes ont par ailleurs constaté que chez le petit enfant, alors que les hippocampes (centres de la mémoire explicite) sont encore immatures, les amygdales (celles du cerveau émotionnel) sont déjà capables, dès l’âge de 2 ou 3 ans, de stocker des souvenirs inconscients (donc notamment ceux des prières, des cérémonies, des comportements religieux des parents, …, sans doute reproduits via les neurones-miroirs du cortex pariétal inférieur. Ces « traces » neuronales, renforcées par la « plasticité synaptique », sont indélébiles …
    L’ IRM fonctionnelle confirme que le cortex préfrontal et donc aussi bien l’esprit critique que le libre arbitre ultérieurs s’en trouvent anesthésiés à des degrés divers, indépendamment de l’intelligence et de l’intellect, du moins dès qu’il est question de religion.

    On comprend que, dans ces conditions, certains athées comme Richard DAWKINS, ou certains agnostiques, comme Henri LABORIT, au risque de paraître intolérants, aient perçu l’éducation religieuse précoce, bien qu’a priori sincère et de « bonne foi », comme une malhonnêteté intellectuelle et morale.
    Pourtant, bien que les religions, et a fortiori leurs dérives (guerres religieuses, inégalité des femmes, excisions, …) soient plus nocives que bénéfiques à tous points de vue, il va de soi que la croyance en l’existence subjective de « Dieu », restera toujours un droit légitime et d’autant plus respectable qu’elle aura été choisie en connaissance de cause, plutôt qu’imposée précocement.
    Puisse l’avenir favoriser l’avènement d’un système éducatif fondé sur un humanisme, non pas athée mais laïque car non prosélyte, qui permettrait à chacun de choisir aussi librement que possible de croire ou de ne pas croire.

    Michel THYS à Waterloo. michelthys@base.be
    http://michel.thys.over-blog.org/article-34296400.html

    Références bibliographiques.
    Mes hypothèses explicatives quant à l’origine psychologique et éducative de la foi, ainsi qu’à sa fréquente persistance neuronale, sont le résultat de nombreuses lectures. Notamment :

    – Antoine VERGOTE, chanoine, « Psychologie religieuse », du, Ed. Dessart 1966,
    ancien professeur à l’Université catholique de Louvain.1966.
    – Vassilis SAROGLOU (son successeur) & HUTSEBAUT, D
    « Religion et développement humain »,. 2001.
    – – Patrick JEAN-BAPTISTE « La biologie de dieu » 2003 Agnès Viénot 2003.
    – Jean-Didier VINCENT « Voyage extraordinaire au centre du cerveau » O. Jacob 2007.
    – V.S. RAMACHANDRAN « Le fantôme intérieur ». Odile Jacob 2002.
    – Jean-Pierre CHANGEUX « L’homme neuronal »1993, « L’homme de vérité » 1994
    – Pascal BOYER « Et l’homme créa les dieux ».
    – Antonio DAMASIO « L’erreur de Descartes »2001 et « Spinoza avait raison’.
    – Henri LABORIT « Une vie » 1996 « Derniers entretiens »
    – Mario BEAUREGARD « Du cerveau à Dieu » « The spiritual brain »
    – Michaël PERSINGER « On the possibility of directly accessing every human brain by
    electromagnetic induction of fundamental algorythms ».1995.
    – Paul D. Mac LEAN « Les trois cerveaux de l’homme » 1990.
    – Joseph LEDOUX « Emotion, mémoire et cerveau » 1994.
    – John SAVER & John RABIN « The neural substrates of religion experience » 1997.
    – Francis CRICK « Une vie à découvrir »
    – Via Internet : « Le cerveau à tous les niveaux ».

    Etc.

  4. #4 par Oldcola le juillet 7, 2010 - 7:35

    Salut Michel,
    Merci pour ton commentaire. D’habitude je n’ose aborder la question que tu poses parce qu’elle est beaucoup trop complexe et bien loin de mon domaine. Je me limite à la constatation des ‘traits phénotypiques’ sans chercher leurs origines.
    Je suis contre l’endoctrinement des enfants et partisan d’une éducation complète au sujet de l’histoire des religions et de ‘théologie comparative’. C’est un bon moyen pour exposer les inanités religieuses et les creux intellectuels qu’elles colportent. Ceux que je connais, ayant bénéficié de ce genre d’enseignements (j’en fais partie) deviennent athées dans la majorité des cas (de l’ordre de 80% dans mon entourage).

    Le poids de l’éducation religieuse des enfants est bien variable et même si les apostasies vers une autre ‘mouture’ de la religion familiale, ou une autre religion, ou vers le rejet des religions, sont rares elles existent. Comme l’adoption d’une religion à l’âge adulte. Appel aux psychologues pour nous éclairer sur les mécanismes qui semblent laisser l’espoir d’une réversibilité de l’endoctrinement familial (qui va plus loin que les parents me semble-t-il).

  5. #5 par Michel THYS le juillet 7, 2010 - 11:03

    Bonjour Oldcola,

    En effet, » le poids de l’éducation religieuse des enfants est bien variable », selon leur sensibilité et leur personnalité. D’ailleurs, j’observe qu’au fil des générations, la déconfessionnalisation progresse, du moins dans nos pays intellectualisés, sauf rares exceptions comme la Pologne ou l’Irlande.
    Depuis les années soixante, c’était souvent dû à une saine réaction contre le dogmatisme et le cléricalisme catholiques. Ces dernières années, les conceptions rétrogrades du pape en matière de bioéthique notamment et surtout le scandale de l’occultation de la pédophilie de prêtres partout dans le monde (cf les perquisitions récentes en Belgique), vont certainement accentuer la chute libre de l’Eglise catholique.

    Mais face à la laïcisation croissante de nos sociétés, sauf en terre d’islam où la soumission totale est hélas imposée dès l’enfance, toutes les religions (surtout les chrétiens évangélistes) réagissent par des tentatives de reconfessionnalisation des consciences, de réinvestissement de l’espace public et de recléricalisation de la politique, notamment européenne.
    Sans oublier les sectes qui, expertes en abus de faiblesse et manipulation mentale, spéculent sur la perte de repères et de sens à donner à l’existence.

    Au point de vue éducatif, l’exemple du Québec me paraît significatif. Le cours d’Ethique et Culture religieuse », instauré soi disant pour favoriser un meilleur « vivre ensemble » à notre époque de pluralité des cultures et des convictions, a pour but, selon moi, de freiner l’inexorable déconfessionnalisation, même si le Québec est encore majoritairement religieux. En effet, tout en favorisant l’expérience religieuse catholique, on y fait découvrir aux adolescents une demi-douzaine d’autres religions, mais avec tant de détails que cela jette la confusion dans leur esprit, alors que la foi catholique est si simple. En outre, les alternatives non aliénantes de l’humanisme laïque sont occultées : même la simple mention de l’athéisme a été supprimée des programmes ! La malhonnêteté intellectuelle est totale !

    Entendons-nous bien : les parents croyants, a priori sincères et de « bonne foi », ont évidemment le droit légitime et constitutionnel de transmettre leur religion à leurs enfants, mais leur influence unilatérale et exclusive doit, à mes yeux, être compensée intellectuellement par l’école lors d’un cours d’histoire ou de philosophie.
    Les parents québécois ne semblent pas l’avoir compris : ils n’y voient qu’une tentative de supprimer leur « libre choix » et une mainmise de l’Etat sur leurs enfants.

    Je ne suis pas psychologue, mais je pense que, malgré les efforts des religions et des sectes, les média actuels contribuent globalement à l’évolution des mentalités vers plus d’autonomie et de responsabilité individuelle.
    Il me semble aussi que la compréhension de l’origine psychologique de la croyance religieuse et celle de sa fréquente persistance neuronale, une fois confirmées et répandues, contribueront dans l’avenir, à faire apparaître partout la nécessité d’un système éducatif pluraliste faisant découvrir aussi bien les alternatives laïques que les options religieuses, enfin choisies en connaissance de cause et aussi librement que possible.

    Bien à vous.

  6. #6 par Oldcola le juillet 8, 2010 - 10:05

    Aha ! Le fameux cours d’Ethique et Culture Religieuse. J’etais ravi quand il a été proposé et étonné par les réactions.
    Présenter l’éthique comme l’œuvre du diable et discourir sur l’impossibilité d’une morale sans fondements divins doit constituer un corpus digne d’être publié et présent dans les rayons « comiques » des librairies.

    Je devrais peut-être faire une synthèse sur la toxicité de la morale religion-based, les morales chrétiennes et musulmane offrent du matériel pour.

  1. Créationnistes « Coffee and Sci(ence)

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