Prise de bec

[Re-update]
En ayant fouillé un peu je me rends compte que l’article de J-P Bombled n’a fait que changer de place 🙂

[update] VF m’apprend dans les commentaires que l’article de J-P Bombled ne figure plus sur le site de Blaise Pascal. Dommage pour Blaise Pascal. Mais le Net étant ce qu’il est, pour l’instant vous pouvez le trouver en cache de Google, et de toute façon j’en ai fait une copie pour plus tard, quand il disparaîtra du dit cache. Si vous avez envie/besoin de le lire, faites-moi signe.
Si J-P Bombled souhaite publier son texte quelque part sur le Net, je lui propose un post invité ici-même.


Il y a une prise de bec, signée par Jean-Pierre Bombled, publiée sur le site du Réseau Blaise Pascal, qui mérite le détour, presque digne du Canard Enchaîné. La cible directe est le finalisme et anthropocentrisme qu’affiche Trinh Xuan Tuan, de l’UIP, le pote à Staune.

Ca ne serait pas exceptionnel, la thèse de TXT n’appelant que des critiques négatives ou la béatitude de l’ignorance, si elle n’était pas le fait d’un croyant théiste, qui semble pleinement, agréablement, conscient de la différence entre Science et croyance. Et qui l’exprime de la seule façon que je trouve respectable, rationnellement :

Par ailleurs, si l’on admet un doute méthodologique sur la connaissance observable actuelle, est-ce bien raisonnable de se lancer – sans un doute infiniment plus considérable – dans des affirmations soigneusement voilées (cf. la partie ré-enchantement du monde) sur ce qui n’est pas observable ; laissant croire que la connaissance de cet inobservable est possible, avec d’autres méthodologies mais surtout avec un degré de vérité considérable ?

Ne serait-il pas paradoxal d’affirmer et de se comporter comme si l’on avait plus raison [2] de se fier à l’inobservable qu’à l’observable ? On peut croire (c’est-à-dire adhérer de tout son cœur à de l’inobservable et régler sa vie sur de l’inobservable), mais on ne peut dire que cet inobservable est plus sûr et certain que l’observable. On peut tout à fait dire (avec raison, selon moi) que cet inobservable est plus important et plus vital pour le croyant que l’observable. Mais on ne peut pas dire que l’adhésion sincère et profonde (du croyant) fait office de preuve de la vérité de ce sur quoi (ou qui) porte l’adhésion ou de celle du contenu de l’adhésion.

Il faut accepter qu’il y ait un risque de « plante » dans l’acte de confiance, d’adhésion, de foi. C’est frustrant ; cependant il faut l’assumer.

Croire n’est pas savoir [3]. Nous sommes des croyants, pas des sachants.

Après les discussions sur les créationnistes et leur sale manie de vouloir s’adonner à la scienligion pour soutenir leur foi, le positionnement de Jean-Pierre Bombled me donne envie de lui serrer la paluche et de m’asseoir pour boire un coup et papoter avec lui.

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  1. #1 par Yogi le juin 3, 2008 - 10:19

    En effet, un article exemplaire pour les croyants de tous poils ! Merci pour le lien !

  2. #2 par vf le juin 4, 2008 - 10:08

    ça ne figure plus

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