Caffeine Reverses Memory Impairment In Mice With Alzheimer’s Symptoms: “Coffee drinkers may have another reason to pour that extra cup. When aged mice bred to develop symptoms of Alzheimer’s disease were given caffeine – the equivalent of five cups of coffee a day – their memory impairment was reversed, report University of South Florida researchers at the Florida Alzheimer’s Disease Research Center.”
Women More Accurate At Hammering A Nail Than Men In Good Light: “When it comes to something as simple as hammering a nail, some people are naturals and get the job done after a few clean, sharp strokes of the hammer, whereas for the rest of us a similar challenge is likely to end up with the nail bent in the middle, a sore thumb and a wounded pride.”
Asking for it – Bad Science: “There’s nothing like science for giving that objective, white-coat flavoured legitimacy to your prejudices, so it must have been a great day for Telegraph readers when they came across the headline ‘Women who dress provocatively more likely to be raped, claim scientists’. Ah, scientists. ‘Women who drink alcohol, wear short skirts and are outgoing are more likely to be raped, claim scientists at the University of Leicester.’ Well there you go. Oddly, though, the title of the press release for the same research was ‘Promiscuous men more likely to rape’.”
New Control System Of The Body Discovered: “Researchers have ameliorated inflammation of the brain in mice caused by immune cells. A receptor they discovered on T cells in the CNS plays the key role. They showed that this bradykinin receptor 1 controls the infiltration of immune cells into the CNS. When they activated B1 in mice with encephalitis, the inflammation markedly decreased. This may unveil a new target for the treatment of diseases such as multiple sclerosis.”
Le problème avec les religieux modérés: “Sam Harris, dans son ouvrage ‘The End of Faith’, explique quel est le problème que pose les chrétiens de tendances ‘libérales’, ‘modérées’ ou encore ‘progressistes’. Je cite, et je traduis plus bas (p. 20):”

Réponse à http://coffeeandsci.wordpress.com/2009/07/06/blogo-links-10/#comment-2505
1) Personnellement, j’ai du mal à comprendre l’attitude frileuse de certains religieux. L’hypothèse transcendante fait pour moi partie de l’aspiration à l’infini : no limit !
3) Il y a effectivement une différence entre par exemple (il y en a beaucoup d’autres types) l’art prosaïque (à destination de ceux qui regardent un tableau comme ils regarderaient directement l’objet “représenté” et qui possèdent un sens esthétique et une imagination assez limités) et l’art extatique (comme Stendhal peut le décrire). Par ailleurs, pour en revenir à notre sujet, il s’agit aussi d’éléments de réalités/vérités (non explicatives), souvent complexes, du vécu (au sens “passé” ou “senti”), du pensé, du choisi, du créé, du défié et du transmis humains (niveau d’existence élevé, bien que fragile). Nous sommes donc dans le domaine de la connaissance au sens aussi bien culturel que co-naissance (naître avec et donc vivre et faire vivre “avec/en”). Il ne s’agit pas ici de science, bien qu’il y ait du savoir relatif aux jeux/univers humains.
5) La définition “sans savoir”, en mettant de côté le type précédent de savoir et en distinguant de la co-naissance (supérieur au savoir chez les grecs, il me semble, car implique une réappropriation, voire traduction dans la vie même), peut me convenir. Mais, et le mais est de taille, le sens commun actuel implique beaucoup plus (partiellement précisé précédemment), et un beaucoup plus dans lequel je ne me reconnais pas du tout ! La langue est vivante …
Juste à titre d’exemple au niveau sens des mots, et même si ce n’est pas du tout comparable, je connais des gens (il y en a plus qu’on ne le croit) qu’on pourrait classer, d’après les définitions et d’après leurs idées (que je n’apprécie pas du tout), comme proches du national-socialisme (attention : définitions, pas évolution historique du sens de l’expression). Mais, c’est bizarre, ils ne veulent pas le reconnaître ! Je me demande vraiment pourquoi … serait-ce parce que le na-zi est passé par là ?
Il est vrai qu’à ce compte, je ne peux pas non plus me considérer comme religieux. Spirituel est biaisé aussi, mais moin (même si ton “beurk” …).
A+
Si c’est bon pour la santé… je vais me reprendre une tasse de café!
Nous ne sommes pas des souris, mais ça vaut la peine de se sacrifier pour la Science (ahem !).
Sauf, sauf, si on me demandait de faire partie du groupe contrôle sans caféine…
Jude,
j’ai l’impression que les jeux de mots accompagnent beaucoup les discussions autour de ces sujets.
Je suppose que ton point 1) concerne le “savoir” quant à l’existence des dieux. Si on estime ne pas savoir il faudrait, pour être/rester clair, se dire agnostique et non pas religieux modéré.
Quant au point 2) j’ai déjà donné mon opinion sur les hérétiques qui se disent toujours catholiques, par exemple; c’est la meilleure façon de brouiller la discussion.
Bien sûr on peut redéfinir les mots de sorte que les nouvelles définitions donnent toujours raison à des vieilles phrases qui sont devenues obsolètes, mais on ne peut pas le faire de façon unilatérale, faudrait que tout le monde autour de la table soit d’accord.
Et là je ne suis pas d’accord, mais pas d’accord du tout.
2) Bon, j’ai pas mal d’amis qui me remettent ça en face de la tronche assez souvent, faudra vraiment que je pense à créer un club ou du moins une appellation, par souci de clarté et en attendant la “reprise de possession”, à moins qu’un sous-club correspondant existe déjà (certains me disent que ça correspond plus à certains mouvements protestants, ou à certains mouvements à tendances ésotériques, ou d’autres dénominations encore, mais je ne suis pas convaincu), à voir …
1) Il me semble que l’agnostique (en tout cas ceux que je côtoie), en plus de ne pas savoir, ne s’intéresse pas/est indifférent (ne s’en occupe pas), n’est pas dans un défi philosophico-existentiel (voire absurde) qui est en rapport à cela, ni ne fait quelque de choix de “jeu-univers” (qui fasse sens, lien, transmission ou non), ni même n’a quelque affect positif ou allant vis à vis de quelque aspect lié à cela, non ? En tout cas, je veux bien admettre que ce que mon discours n’est pas à proprement parler religieux, mais je ne me reconnais pas non plus agnostique, ni même “simplement” spirituel (au sens où l’entendent certains mouvements à tendances ésotériques).
A+
PS, j’ai fini par répondre à ton dernier commentaire sur turtles : http://coffeeandsci.wordpress.com/2009/05/02/turtles-all-the-way-down/#comment-2489
Me demandais si Judéisme est déjà pris
La signification première d’agnostique correspond à ce que tu présentes aussi, mais pas seulement.
Je ne pense pas que le positionnement en tant qu’agnostique puisse être du genre de passivité que tu évoques. C’est une option philosophique prônant l’inaccessibilité à la gnose, le savoir, naccessibilité provisoire ou permanente.
Puisque tu ne veux pas être identifier en tant qu’agnostique il faudrait peut-être renoncer à “estimer ne pas savoir “
Partons de l’analogie classique en philo de l’homme perdu dans une forêt. Supposons maintenant, contrairement au cas classique, qu’on a affaire à un peuplement humain et qu’il ne puisse pas savoir, en un temps inférieur au nombre de générations qu’il subsistera, s’il est seulement possible de sortir de cette forêt. Le “croyant que” croira tout de même non seulement qu’il y a une sortie mais aussi dans quelle direction la chercher : il ne l’atteindra pas mais sera persuadé de s’en rapprocher. L’athée aura conclu suivant ce qui est le plus probable. L’agnostique se concentrera activement sur la vie dans ce peuplement, peu importe la réponse à la question. Le “croyant en” saura qu’il ne sait pas et qu’il ne pourra probablement pas atteindre la sortie, mais il cheminera tout de même, pour de multiples raisons, par exemple par défi absurde, ou d’autres moins absurdes (certaines évoquées dans mes messages mais cela n’en couvre q’une toute petite partie). Il y a évidemment d’autres possibilités !
J’ai du mal avec la formulation du problème que tu as posé Jude.
Je reprends pour être certain d’avoir bien pigé et je proposerai une variante en deuxième partie.
On suppose une forêt qui ne représente pas le “tout”, il y a “autre chose” en dehors de la forêt et son existence est connue, non pas seulement par nous, observateurs externes au drame que tu nous plantes, mais aussi par ses protagonistes. En dehors de la forêt, l’Orée.
La “tribu” habitant la forêt, dont font partie nos protagonistes, ne sait pas combien de temps elle va persister. Les gens peuvent être classées à au moins trois groupes, les “optimistes”, qui pensent que la tribu vivra vieille, les “pessimistes” qui s’attendent à l’extinction proche, et les “je n’en ai rien à cirer” qui n’en ont vraiment rien à cirer. Plusieurs variantes supplémentaires peuvent être décrites, dont les “cyclothymiques”, qui adoptent l’un ou l’autre des états ci-dessus suivant l’air du temps, les envies sexuelles de leurs partenaires, ou autre.
Les optimistes penseront qu’ils auront le temps, les pessimistes que non, les rien à péter s’en foutront. Et les cyclothymiques changeront d’avis suivant les circonstances.
En supposant que ces braves gens sont logiques, ils conviendront tous qu’en améliorant leur mode de déplacement ils augmenteront leur chances d’atteindre l’Orée, quelle que soit la durée de leur existence. Ca peut-être un objectif commun intermédiaire, une espèce de lemme pour atteindre leur objectif, pour peu que ça soit un objectifs partagé.
Reprenons à peu de choses près le même problème, mais dans ce cas la forêt est confondu avec l’univers. Personne en sait s’il existe autre chose que l’univers. Ni les gens de la tribu, ni nous, les observateurs extérieurs, nos champs de vision sont remplis de forêt.
On peut émettre l’hypothèse qu’il existe une Orée. Cette hypothèse, qui n’est basée sur aucun élément objectif, démontrable, testable, peut être accueillie de trois façon différentes.
Les “crédules” y croiront et suivant leur tempérament essaieront de l’atteindre, ou non, ou suivant la qualité de leur dernière sieste. Appelons les les “croyants”.
Les “incrédules” emploieront leur temps à autre chose, utile ou non peu importe, mais fort probablement mieux utilisé qu’à la poursuite d’une chimère. Appelons les les “acroyants” (ou Brights si ça te va aussi).
D’autres diront qu’ils n’en savent rien, ne disposant pas d’arguments “pour” ou “contre” et emploieront leur temps à autre chose, utile ou non peu importe, mais fort probablement mieux utilisé qu’à la poursuite d’une chimère. Appelons les les “agnostiques”
Il ajoutera ainsi à l’illusion de la croyance de l’existence de l’Orée, l’illusion du savoir, celle de l’illusion du savoir faire pour l’atteindre, ou au moins s’en approcher (si s’en approcher peut avoir une quelconque utilité).
Non, l’athée/acroyant/Bright, aura conclu d’après ce qui est le plus raisonnable, pas le plus probable forcement, même si en absence de tout indice objectif l’existence d’autre chose que l’univers naturel est improbable.
Le Bright également se concentrera à la vie, mais sa façon de considérer les deux autres groupes que tu décris est différente et ceci importe; j’y reviens ci-dessous.
Là ta parabole part en vrille et ce n’est même plus une parabole, ça frise l’utopie. Le “croyant en” croit qu’il sait justement et qu’il n’a besoin que de sa foi pour savoir, foi à un savoir révélé.
Si une personne déclare ne pas savoir elle n’est pas croyante mais agnostique (α-γνώση), ne disposant pas du savoir. Il peut certainement être disposé à chercher à savoir, mais tant qu’il ne sait pas il est agnostique.
Je crois que c’est la quatrième fois que je fais la distinction, je commence à être las.
Le croyant pense savoir et prend pour réelle une fable qui n’est soutenue par rien d’objectif. Il est possible qu’il base d’autres opinions sur des fables qu’il est prêt à gober, surtout si elles émanent de la même autorité que celle de sa croyance principale.
L’agnostique n’est pas crédule certes et résistera mieux à des salades servies par des autorités qu’il ne reconnaît pas, mais il n’est pas disposé de poser des limites claires à ce qui est acceptable ou non.
Ces deux attitudes ne me conviennent pas. En tant qu’agnostique j’ai relativement vite compris que je ne pourrais pas passer mon temps à tourner autour du pot, surtout que le pot est particulièrement nauséabond et à mon sens avilissant pour l’intelligence. La limite a été facilement posée, celle de l’approche rationnelle, non pas à la Descartes certes. Dès qu’il y a des preuves tangibles/testables/objectives de l’existence d’autre chose que le monde naturel, je m’y intéresserai peut-être, si je n’ai pas autre chose à faire de plus urgent/plaisant. Ca serait quand même un sujet fascinant et j’y jetterai probablement plus qu’un coup d’oeil.
Si les gens veulent perdre leur temps à la recherche d’une chimère je n’y vois aucun inconvénient, surtout s’ils ne passent pas aussi leur temps à essayer de me convaincre que leur chimère est autre chose qu’une chimère. Ou, s’ils ne placent pas leur chimère sur la table, disons lors des discussions sur la bioéthique (pour prendre un sujet d’actualité). Je souhaite volontiers à ceux qui sont en quête de l’Orée bon vent, j’exècre de plus en plus ceux qui nourrissent leurs illusions de leurs fantasmes pour les déclarer vérités; une overdose probablement
Tout d’abord, merci pour ton effort de discussion.
1) Je n’ai pas besoin d’argument religieux pour discuter d’éthique. Au passage, au niveau bioéthique, je suis plutôt à rebrousse-poils de nombre de religieux.
2) Je n’essaie pas de te convaincre qu’une part de mon univers mental coïncide avec quelque chose. Ce serait stupide puisque je pense moi-même que c’est peu probable.
3) Je pense que, même si la valeur explicative est quasi-nulle, cela a plus de valeur qu’un simple goût pour telle ou telle forme de chimère. De plus, ne pas savoir “la mélodie de la vie” n’empêche pas de jouer d’un instrument. Je sais, j’abuse des analogies.
4) Je suis d’accord avec quasiment tout ce que tu viens de dire, sauf essentiellement pour le “croyant en”, qui est sûrement mal-nommé : il choisit ce qu’il préfère/aime, avec d’ailleurs la possibilité de changer ou modifier en cours de route, et chemine, quelques fois de manière erratique, pour diverses raisons : défi, plaisir de cheminer, beauté des paysages, partage de cheminements (parfois utiles, parfois non), marcher dans les pas de marcheurs disparus, créer des chemins et les inscrire dans la forêt pour inscrire ce qui dépend de lui et de son cheminement (contrairement à la forêt), faire “vivre” ceux que d’autres ont inscrit, etc. Peut-être ma toute dernière réponse dans turtles all the way down (tout en bas) est plus claire (valeur de l’inscription des chimères vis à vis de la réalité, qu’il y ait ou non quelque chose derrière) ?
5) Si cela fait quatre fois que tu te répètes, je suis désolé, mais je pense qu’il y a là une classification un peu grossière.
Franchement ce n’est pas un effort, c’est un plaisir, n’oublions pas que je suis grec
1. J’aime bien cette attitude, mais je suis préoccupé par celle-ci. Et surtout par le fait que la majorité des gens qui se préoccupent d’éthique utilisent celle de la religion dont ils se réclament pensant qu’elle est basée sur des vérités éternelles et divines. Ceci dit, même la majorité des religieux sont à rebrousse poil de nombre de religieux et pas seulement de ceux des autres religions.
2. On essaie toujours de valider nos points de vue, consciemment ou pas, pour nous-même et pour les autres.
3. Il n’y a pas besoin de valeur explicative pour pratiquer une activité, hors analogie, toute forme d’art en est un exemple, à condition d’éviter les artistes qui veulent mettre leur tripes sur la table (Salut Harry
) La valeur explicative devient impérative si on veut prétendre à la réalité/vérité.
4. Je reviendrai vers ton dernier commentaire à tatwd.
5. La classification est peut-être grossière à la base, trichotomique; elle admet des précisions par la suite et on peut l’affiner ad libitum si on a envie. Elle n’est pas plus grossière que positif, négatif, zéro, sous-ensembles bien utiles pour les nombres réels. Colle assez bien: -théistes, 0, +théistes.
Re-Salut,
Je reprends la fin de la traduction : “Sauf si les dogmes au coeur de la foi sont remis en question – c’est-à-dire le fait que nous savons qu’il existe un Dieu, et que nous savons ce qu’il veut de nous – la modération religieuse ne nous aidera en rien à sortir du désert.”
Justement, on peut être religieux modéré, connaissant par ailleurs les écrits humains que constituent les textes (“religieux + connaissance des textes” n’implique pas “non modéré”, contrairement à ce que certains pensent), et 1) estimer ne pas savoir et 2) ne pas se soumettre (mais choisir, y compris de remettre en cause le “nous savons”, cf. mes messages).
A+