Faut faire gaffe de ce que l’on dit et surtout comment on le dit, sinon il y en a qui sautent sur l’occasion pour vendre leurs salades. Récemment Carl Zimmer a écrit un papier un peu légèrement. Et ça n’a pas loupé.
Denyse O’Leary, qui trouve que le papier est un peu long (ce qui en dit long sur sa capacité de concentration, la sienne et celle de son public), chope des morceaux qui lui conviennent pour sa ritournelle anti-Darwin et anti-évolution en général. Comme elle proteste d’habitude contre le “réductionnisme génétique” et qu’elle titre “La différence entre mathématiques et biologie” j’ai jeté un coup d’oeil pour voir sur quoi elle a collé : C’est le propos de Mark Gerstein que Carl rapportait
“The way biology works is different from mathematics,” said Mark Gerstein, a bioinformatician at Yale. “If you find one counterexample in mathematics, you go back and rethink the definitions. Biology is not like that. One or two counterexamples — people are willing to deal with that.”
Le problème est que quand on présente un contre-exemple pour contrer une assertion ou une théorie il y en a qui râlent parce que l’on ne fait pas des approximations ! Sans blague.
Ah la la ! Il y a des moments où l’on se sent seuls…
NB : Je vous conseille de lire de près deux des papiers que j’ai notés ici et là, si les modélisations des processus évolutionnaires vous intéressent bien sûr. Les deux sont des sources de réflexion très intéressantes.
