En lisant Bioéthique : les évêques préparent leur “lobbying”, je me demande ce que le cardinal André Vingt-Trois n’a pas compris du sondage publié par La Croix. Ou s’il n’a pas juste fait un poisson d’avril en disant :
“Une récente campagne a été orchestrée, une nouvelle fois, pour faire passer dans l’opinion le sentiment qu’il y aurait urgence à délivrer légalement un permis de disposer de sa vie. En réalité, il s’agirait d’un nouveau permis de disposer de la vie de son prochain, disons-le simplement : d’un permis de tuer”, a-t-il déclaré. “Sournoisement, le travail admirable des équipes de soins palliatifs a été discrédité. Honteusement, des milliers de personnes gravement atteintes ont été soupçonnées de ne pas avoir le courage de la “dignité”. Frauduleusement, la requête de reporter la décision de sa mort sur la société a été présentée comme un progrès humain.” Or, ajoute l’archevêque de Paris, “la société n’a pas vocation à organiser la mort : ni celle de l’enfant à naître, ni celle du grand malade en phase terminale, ni celle des vieillards en fin de vie”.
Reprenons :
- urgence à délivrer légalement un permis de disposer de sa vie
- permis de disposer de la vie de son prochain
En (1) on a la vérité. En (2) une interprétation abusive qui détourne le sens du problème. Est-ce que quand on est cardinal on est incapable de comprendre la différence, où est-ce là plutôt une manipulation digne des sophismes d’un Jean Staune ? (il est jésuite Vingt-Trois ?)
- Sournoisement, le travail admirable des équipes de soins palliatifs a été discrédité.
- Honteusement, des milliers de personnes gravement atteintes ont été soupçonnées de ne pas avoir le courage de la “dignité”.
- Frauduleusement, la requête de reporter la décision de sa mort sur la société a été présentée comme un progrès humain.
Qui a discrédité le travail des équipes de soins palliatifs ? Je n’ai rien lu dans ce sens, il aurait dû donner des références.
La question n’est pas ce que les autres font d’eux-mêmes, mais de ce que chacun souhaite pour soi. Deuxième glissement dans ce sens !
Frauduleusement ? Non, non, ouvertement et sainement.
reporter la décision sur la société ? Non, non, pouvoir décider soi-même et que la société ne nous empêche pas de disposer des moyens.
un progrès humain ? Ah ! Enfin, là il a bien compris que c’était un progrès.
La société a vocation d’organiser ce que ses membres souhaitent. Personne n’a le droit d’obliger à mourir, ou obliger à vivre. Et à mon avis pas sur la base de ses superstitions.
Allez, un “point Jean Staune” au cardinal André Vingt-Trois, un.
Et un rappel : 65 % des catholiques pratiquants estiment que “les autorités religieuses ne devraient pas prendre position publiquement sur les grands enjeux de société.

[...] ainsi sortent de la sphère privée et qui rentrent dans l’arène politique, avec les “autorités religieuses” affaiblies par le manque patent de pertinence de leurs “connaissance [...]